Affichage des articles dont le libellé est Compagnie d'ordonnance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Compagnie d'ordonnance. Afficher tous les articles

lundi 6 mai 2013

1464 Ep3 LA REFORME DE L'OST


Une série d’ordonnances ducales est prise dans la seconde moitié de septembre pour réformer les corps déjà existants. La Bretagne étant en paix depuis longtemps, les cavaliers sont peu expérimentés et les conseillers du duc proposent de passer les compagnies d’ordonnance en revue tous les 3 mois et non une fois l’an. Ils demandent aussi d’imposer des exercices de compagnies d’une semaine lors de ces inspections. Ces capitaines savent que les lances peuvent être très efficaces en temps de guerre et ne pouvant obtenir l’accroissement de leur nombre, ils cherchent à en augmenter la qualité. La réforme oblige ainsi le duc à assurer de manière plus régulière ses soldes et à diminuer ses donations à la garde ducale qui est la première à recevoir cet entraînement dés la mi-septembre. La refonte du système des franc-archers est plus compliquée. Éparpillés dans les paroisses à raison de 1 pour 20 foyers, les archers sont difficiles à rassembler, à entraîner en unité et à encadrer.  Par l'ordonnance du 29 septembre, le duc ordonne des revues trimestrielles accompagnées d’une période d’entraînement d’une semaine dans huit sièges diocésains (l’évêché de Dole n’est pas mentionné dans l’ordonnance) pour les franc-archers issus des châtellenies contiguës à ces villes. Les « conseillers militaires » du duc cherche à créer un encadrement qui organisera et mènera les franc-archers de l’évêché. Ils espèrent ainsi renforcer l’esprit de corps de cette milice tout en facilitant son contrôle administratif et miliaire.
Un des faits d'armes des chevaliers bretons : la bataille de Formigny en 1451.

1464 Ep 2 : L'OST BRETON


En raison des actions de Louis XI en Normandie, François II convoque l’Ost breton à Rennes. Ce qu’il découvre à la mi-août ne lui plait pas. Si les équipements des compagnies d’ordonnance (troupes régulières d’environ 200 lances, 800 hommes) et des franc-archers (milice rurale exemptée d’impôts en échange du service militaire) sont corrects, la convocation du ban et des franc-archers ne donne pas les résultats attendus. Peu de nobles possèdent suffisamment de revenus pour s’équiper en cavaliers. De ce fait, cette revue révèle les faiblesses de l’armée bretonne : peu de réguliers, des nobles mal équipés, des troupes disparates mal organisées, un encadrement sans expérience et un absentéisme important. Enfin, l’artillerie bretonne a un défaut majeur qui empêche tout approvisionnement correct : elle comprend 69 calibres différents. André de Lohéac, Olivier de Coëtivy, ancien sénéchal de Guyenne de Charles VII et Jean du Quelenec, amiral de Bretagne sont très inquiets car les forces du roi de France sont, elles, composées de vétérans et bien plus nombreuses que l’armée bretonne. Ils poussent le duc à réformer son armée. Ces trois hommes en compagnie du trésorier des guerres et sous la direction du maréchal de Bretagne Jean IV Raguenel, seigneur de Malestroit, sont chargés par le duc de transformer l’ost breton en une force capable de réaliser ses ambitions sans courir à la ruine.
André de Lohéac, baron de Retz. source Wikipédia